Les prothèses mammaires – Risques et complications

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Les prothèses mammaires – Risques et complications 2017-03-11T11:49:53+00:00

Les prothèses mammaires, risques et complications

Car malheureusement toute intervention chirurgicale comporte son lot de risques et de complications, voici une liste de celles-ci.

Anesthésie

Toute anesthésie, aussi légère soit-elle, comporte des risques. Ils seront abordés avec l’anesthésiste.

Complications envisageables

Toute intervention, si minime soit-elle, comporte des risques.

Coque péri-prothétique

C’est la réaction physiologique normale de l’organisme face à un corps étranger que représente la prothèse.

Les tissus environnants constituent une membrane hermétique qui va entourer l’implant mammaire : la capsule péri-prothétique. Normalement, cette membrane est fine, souple et impalpable, mais il arrive que la réaction s’amplifie et que la capsule s’épaississe, devienne fibreuse et se rétracte en comprimant l’implant, prenant alors le nom de « coque ». Selon l’intensité du phénomène, il peut en résulter : un raffermissement du sein voire une déformation visible, aboutissant à l’extrême à une sphère rigide, douloureuse, plus ou moins excentrée, parfois calcifiée. Cette fibrose rétractile est parfois secondaire à un hématome ou une infection.

Rupture & dégonflement de prothèse

Il arrive que l’implant laisse échapper son contenu, brutalement ou petit à petit, à la suite d’un traumatisme (choc, piqure, …) ou, à la longue, par usure de son enveloppe (surtout au niveau d’un éventuel pli) ou par fuite de sa valve de remplissage (pour les prothèses gonflables au sérum). C’est une éventualité favorisée par la présence d’une réaction péri-prothétique.

Avec les implants au sérum physiologique, le phénomène est rapidement objectivé par une diminution du volume du sein, l’organisme va simplement absorber cette eau salée. Avec les prothèses en silicone, la rupture est constatée lors dune mammographie ou une échographie ou en cas d’apparition d’une coque péri-prothétique.

Malgré l’amélioration de la fabrication des prothèses et de leurs techniques d’implantation, c’est un risque qui reste possible, constituant la deuxième cause d’ablation et de changement de prothèse.

Cicatrices anormales

Souvent discrète, la cicatrice peut, au niveau axillaire, présenter une légère dépigmentation.

Hématomes

Ils peuvent aller de la simple ecchymose marquant la peau aux très rares volumineux hématomes précoces nécessitant souvent une reprise chirurgicale.

Infection

Rare après ce type de chirurgie mammaire (>1%), elle complique le plus souvent un hématome. Elle peut nécessiter l’ablation de l’implant mammaire pendant quelques mois.

On peut par ailleurs citer une forme particulière d’infection : l’infection tardive « à bas bruit ». Elle peut survenir parfois plusieurs années après l’implantation.

Nécrose cutanée

Exceptionnelle.

Galactarrhée

Il a été rapporté de rare cas d’épanchement lactés (sécrétion de lait).

Insensibilité aréolo-mamelonnaire

Possible temporairement dans les suites opératoires.

Ces troubles de la sensibilité sont souvent partiels.

Toutefois, il arrive que ces troubles de la sensibilité n’aient pas régressé après six mois : il est alors probable qu’ils soient définitifs.

Plus rarement, on constate à l’inverse une hypersensibilité des mamelons.

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